Quel titre prometteur pour un colloque!

Le 10 mars dernier, l’industrie immobilière s’est mobilisée pour réfléchir aux enjeux du futur :

« Pour penser collectivité au-delà des intérêts personnels » a souligné Régis Labaume, maire de Québec.  7 chantiers thématiques, une quarantaine de réunions depuis novembre 2014, une centaine d’acteurs encouragés par l’Institut de développement urbain du Québec à présenter leurs réflexions à une table de 25 décideurs et gens d’affaires pour soumettre publiquement leur vison de la grande région de Québec en 2050.  Félicitations aux instigateurs de cette initiative, et à tous ceux qui y ont contribué.

 

Après avoir insisté sur les composantes inévitables de notre avenir :

Vieillissement de la population : la proportion des 65 an et plus passera de 10% aujourd’hui à 30% en 2050;

Accroissement de la population : nous serons un millions à habiter la région de Québec en 2050;

Chômage quasi inexistant et salaires élevés : on prévoit que le salaire moyen passera de 40,000$ à 120 000$ d’ici 2050 dû à la rareté de la main d’œuvre;

La rareté du capital  fera monter les taux d’intérêt;

Le manque de ressources gouvernementales accroitra notre dépendance aux investissements étranger;

Québec 2050

Tous ces constats importants sur fond d’urbanisation croissante nous amène une obligation de repenser la ville et remettre en cause certains paradigmes!!!

Du pain et des jeux!

Aux citoyens, on offre des routes élargies et du transport collectif bonifié pour qu’ils puissent aller gagner leur pain dans des parcs industriels repensés et verdis, en habitant des quartiers modèles et durables…

Aux touristes, on promet des parcs d’attractions, des infrastructures portuaires et aéroportuaires à la fine pointe, en espérant attirer les investissements étrangers.

De l’auberge au grand hôtel…

Québec ne se contente plus d’être sympathique, pleine de charme et de patrimoine. On vise la classe du grand hôtel, avec plein de services à la carte!

Une journée à rêver tous ensembles, ça fait du bien.  Mais le lendemain… on vit avec la réalité, avec l’argent qu’on a ou qu’on n’a pas… “DE FAÇON PRAGMATIQUE” pour citer encore le maire Labaume.

En terminant, je me permet une photo d’archive: la une du Québec Scope Magazine, publié en janvier 2008, à l’aube du 400è de la ville de Québec.