Monditalia est une des 3 expositions majeures de la 14e Biennale d’architecture de Venise.

Occupant la Corderie, la plus longue partie de l’Arsenal, elle présente l’Italie comme un microcosme du moment présent, à travers 82 films et 41 études de cas, dans un parcours longeant une carte de l’Italie du 5e siècle qui fait 316 pieds de long!

Pas seulement parce que l’Italie est le pays hôte; pas non plus par chauvinisme; mais aussi parce ce « scan » de l’Italie au cours du dernier siècle,  sous le thème:   Absorbing modernity 1914-2014, est bien représentatif de ce qui a pu se passer ailleurs et même chez nous.  On y aborde l’architecture en fonction des périodes de croissance d’après-guerre, des crises politiques et économiques, des vagues d’immigration;   de la conservation des monuments,  de la modernisation des villes, des phénomènes de société, etc.

L’enjeu défini par Rem Koolhaas pour cette Biennale  est de présenter l’ARCHITECTURE et non les architectes et leurs projets.  C’est un audit de l’architecture qui pose les grandes questions :  Ce que nous avons;  Comment on en est arrivé là?  Qu’est-ce qu’on peut faire?  Où va-t- on après?

Voilà pourquoi la Biennale de 2014 est un peu spéciale. Peut- être aussi un peu plus théorique.

Peut-on vraiment répondre à des questions comme : «  La modernité en architecture a-t-elle fait disparaitre l’identité nationale au profit du style international? »  On peut y répondre, mais il n’y a pas qu’une seule bonne réponse.   Mais les études de cas présentées ici sont de bonnes pistes de réflexions, et une bonne mesure de où on est par rapport au retour du balancier. Un instantané de la situation actuelle, avec un certain constat d’impasse,  Pas pour être pessimiste, mais pour réfléchir aux solutions à la lumière de l’apprentissage du passé.

C’est aussi un espèce d’électro-choc, une prise de conscience à propos de superbes bâtiments qui ont été des créations d’un boom économique qu’on a  abandonné en période de crise.  Un peu comme nos infrastructures qu’on a négligé d’entretenir…  Un certain témoignage de l’échec de la modernité dont les mouvements vintage d’aujourd’hui seraient nostalgiques….
Occupant la Corderie, la plus longue partie de l’Arsenal, elle présente l’Italie comme un microcosme du moment présent, à travers 82 films et 41 études de cas, dans un parcours longeant une carte de l’Italie du 5e siècle qui fait 316 pieds de long!
Pas seulement parce que l’Italie est le pays hôte; pas non plus par chauvinisme; mais aussi parce ce « scan » de l’Italie au cours du dernier siècle, sous le thème: Absorbing modernity 1914-2014, est bien représentatif de ce qui a pu se passer ailleurs et même chez nous. On y aborde l’architecture en fonction des périodes de croissance d’après-guerre, des crises politiques et économiques, des vagues d’immigration; de la conservation des monuments, de la modernisation des villes, des phénomènes de société, etc.
L’enjeu défini par Rem Koolhaas pour cette Biennale est de présenter l’ARCHITECTURE et non les architectes et leurs projets. C’est un audit de l’architecture qui pose les grandes questions : Ce que nous avons; Comment on en est arrivé là? Qu’est-ce qu’on peut faire? Où va-t- on après?
Voilà pourquoi la Biennale de 2014 est un peu spéciale. Peut- être aussi un peu plus théorique.
Peut-on vraiment répondre à des questions comme : « La modernité en architecture a-t-elle fait disparaitre l’identité nationale au profit du style international? » On peut y répondre, mais il n’y a pas qu’une seule bonne réponse. Mais les études de cas présentées ici sont de bonnes pistes de réflexions, et une bonne mesure de où on est par rapport au retour du balancier. Un instantané de la situation actuelle, avec un certain constat d’impasse, Pas pour être pessimiste, mais pour réfléchir aux solutions à la lumière de l’apprentissage du passé.
C’est aussi un espèce d’électro-choc, une prise de conscience à propos de superbes bâtiments qui ont été des créations d’un boom économique qu’on a abandonné en période de crise. Un peu comme nos infrastructures qu’on a négligé d’entretenir… Un certain témoignage de l’échec de la modernité dont les mouvements vintage d’aujourd’hui seraient nostalgiques….