La période de soumissions pour le premier lot de l’éco-quartier de la Pointe-aux-Lièvres, à Québec,  a pris fin aujourd’hui.

Après le projet de la plus haute tour en bois du monde (12 étages), qui attends toujours l’aval de la Régie du Bâtiment du Québec pour se matérialiser;  et l’immeuble de 60 logements sociaux dont le chantier devrait débuter au printemps 2015, les enchères sont ouvertes pour un lot devant comporter au moins 50 logements, principalement destinés aux familles.

Suite aux déboires de la Société Immobilière Lebœuf, la Ville a opté pour un morcellement du projet en plus petites entités.  Ce sera assurément bénéfique au niveau de la diversité des solutions proposées.  Mais ne risque-t-on-pas de perdre de vue l’approche écosystémique, essentielle à la réussite d’un écoquartier?

Le concept d’écoquartier a beaucoup fait parler depuis 10 ans.  Plusieurs délégations ont voyagé à la recherche d’exemples et de modèles.  A partir de maintenant, nous entrons dans l’action.  L’écoquartier est en voie de devenir le nouveau paradigme de « vivre en ville »  Il ne faut pas rater l’occasion.

Mais revenons à la base.

Définition d’un Écoquartier :

ÉCO pour écologique, donc développement durable, utilisation judicieuse des ressources et réutilisation de l’existant…

QUARTIER pour milieu de vie, comme dans diversifié, animé, avec une identité qui lui est propre…

Pour paraphraser Ken Greenberg, urbaniste torontois, le succès de l’architecture aujourd’hui n’est plus qu’une question de forme, de matériau et de détails.  Pour assurer le succès des projets, il faut tenir compte des modes de vies qu’ils sont censés supporter.  « Nous sommes en train de vivre une transformation des modes de vie qui sera aussi profonde que celles qui a eu lieu après la 2e guerre mondiale. »

Et nous souhaitons tous que des gens du monde entier puissent venir visiter nos éco-quartiers,  témoignages de l’audace et de la créativité des intervenants de Québec.

J’ai très hâte de voir ce que les promoteurs vont proposer!